Oaxaca, la mère et l’enfant

Petite maternité indienne d’une mère peinte de face, serrant sa fille contre elle, main dans la main. L’ébauche d’une grande plante tropicale complète la partie gauche de l’œuvre.

Les deux ont des tresses noires décorées de rubans. La mère, seule traitée en couleurs chaudes, est au centre de la composition, sereine et protectrice, les yeux fermés et le sourire aux lèvres.

Force du sentiment maternel brossé en quelques coups de pinceau dans une nature généreuse.

Oaxaca, Mexique – Las verjas

Vision d’un coin de trottoir de la ville mexicaine d’Oaxaca, entourée de montagnes, avec des passants, des hommes aux sombreros blancs et des femmes aux tresses brunes, devant des murs roses et bleus de maisons cubiques sans étages ni toitures aux fenêtres grillagées, qui donnent leur nom à la toile.

L’opposition ombre et lumière, notamment entre les éclats de lumière sur les murs roses orangés et les grilles noires de fenêtres sombres, structure la toile.

Ville et citadins indiens mexicains constitue un tout coloré et plein de contrastes, avec lequel l’artiste a vibré lors de son séjour en 1973 au Mexique et au Guatemala.

Mexique, les strelitzias

Vue d’un marché mexicain avec, au premier plan, sur toute la hauteur gauche de la toile, un grand bouquet de strelitzias aux fleurs orangées et aux feuilles coriaces, se détachant sur un ciel bleu intense. Deux têtes de femmes indiennes aux tresses noires, une de dos et une de profil, complètent le premier plan, au bas de l’œuvre. L’œil remonte sur la droite vers des passants déambulant dans le marché sous une toile triangulaire rose orangée. Des fleurs de lys jaunes, des étals de tomates et de têtes d’ail font le lien entre les personnages.

Les deux arcs de cercle imbriqués des fleurs flamboyantes et des personnes, traduisent l’équilibre d’un monde indien ressenti par l’artiste en symbiose avec la nature, aussi stable et durable que la petite maternité esquissée parmi les passants.

Mexique, Mitla, les galettes (las tortillas)

Très belle vision de femmes à l’ombre sous de grandes bâches au marché de Mitla, cité précolombienne de l’Etat mexicain d’Oaxaca, avec, sur la partie gauche, une femme indienne, vêtue d’une large robe violette, malaxant des galettes les yeux fermés, la tête inclinée sur sa gauche, son enfant enserré dans le dos dans un grand châle rayé rouge et bleu, sous un grand bouquet d’arums, et, sur la partie droite, devant un premier plan composé d’un panier de galettes, d’un réchaud et d’un étal d’ails, la perspective de plusieurs femmes de dos, de face et de profil vendant des fruits. La vision de bâtiments blancs et ocres au soleil constitue le point de fuite central de l’oeuvre.

L’inclinaison des corps, les diagonales des toiles, l’articulation des plans et des volumes, la composition en spirale et en profondeur, tout captive notre regard, y compris ses fleurs immenses dont la couleur blanche flamboie dans cette atmosphère bleutée.

El macho

En quelques coups de pinceau brossant regards, couvre-chefs et vêtements, l’artiste dresse un portrait tout en humour de ce couple de mexicains avec leur bébé, assis côte à côte, et ne semblant faire qu’un.

L’absence de bouche de la femme, en opposition avec la moustache de l’homme, dénonce telle une  caricature l’apparente absence de voix au chapitre de celle-ci, comme le suggère le titre retenu pour cette petite toile.

Quatre ans après son voyage en 1973, les images des peuples de l’Amérique centrale sont toujours une source d’inspiration pour l’artiste.

El nino de pecho

Avec une écriture rapide en quelques touches de couleurs, l’artiste nous fait revivre une scène intime d’un duo de femmes guatémaltèques accroupies au sol, l’une donnant le sein à son enfant, vue de profil sur la gauche de la toile, et l’autre la tête penchée concentrée sur une occupation manuelle, sur la partie de droite.

Toujours coiffées de leurs cheveux noirs en tresses et en tenues colorées, les deux femmes sont peintes toutes les deux les yeux clos. L’allaitement de l’enfant, traité dans une même dynamique de couleurs et de formes, se devine peu à peu au centre de la toile.

Au-delà de la symbiose mère-enfant, c’est tout un monde maya fort de sa culture de vie portée par des femmes que l’artiste célèbre dans toute sa série de toiles dédiées à l’Amérique centrale.

Au marché de Chichicastenango

Superbe panorama de femmes guatémaltèques en famille au marché de Chichicastenango.

Sous un damier de rectangles nus aux couleurs pastel, les formes circulaires des têtes et des fleurs alternent horizontalement apportant vie et couleurs au centre de la toile. Des verticales et des diagonales rythment picturalement la scène : tiges de fleurs, longues nattes noires, pilier central, toiles tendues du marché …

Tout vibre de luminosités : les peaux cuivrées, les reflets de lumière sur les étals, les chevelures noires, les couleurs chaudes et froides des vêtements … et ce, dans un crescendo vertical s’achevant sur la tranche d’une pastèque d’un rouge vif au premier plan.

Au-delà de l’attrait typique de la scène de ce monde maya, les visages à peine ébauchés aux yeux fermés du trio féminin apportent une intériorité émouvante, une communion entre ces êtres de générations différentes dans un monde aux fleurs gigantesques.