Nu au peigne

Dessin tout en hauteur d’un nu féminin en train de se peigner et de se regarder dans un petit miroir tenu de sa main gauche.
Le modèle, à la coiffure généreuse descendant sur le haut de son torse, est vue de face assise sur un divan. Son corps exposé sans détour occupe la première diagonale, avec, en vertical sur la droite, une table supportant un bouquet devant une petite chaise au dossier ajourée Napoléon III placée au premier plan, souvent dessinée par l’artiste. Le divan remplit la deuxième diagonale.

La nudité du corps aux longues jambes est mise en valeur par le graphisme nourri de tous les éléments entourant le modèle. Notre regard parcourt en huit tous les éléments du dessin extrêmement bien structuré.

La rencontre impossible avec les yeux du modèle occupée à se regarder, nous laisse le temps d’admirer cette beauté féminine.

Nu de dos au turban

Gravure d’un nu féminin vêtue d’un seul turban, debout, vu de dos devant une cheminée, en train de déplier sur sa gauche une serviette sur une chaise. Une petite nature morte d’un pot, d’un tissu et deux souliers féminins occupent la partie droite de la gravure.

Le traitement graphique nourri des seuls tissus de la serviette et du turban souligne la nudité du corps décrit d’un simple trait.

Le déhanché des fesses et l’ébauche du sein gauche apportent une touche sensuelle à ce nu très pudique célébrant les ondulations et la plénitude d’un corps féminin.

Petit nu au soleil

Petite toile d’un modèle, torse nu, les yeux fermées, immobile au soleil, avec fleurs et fruits sur une table devant un fond de feuillages.

L’alignement tout en courbes de la femme et de la nature morte et les formes sphériques utilisées :  coiffure, tête, seins, fruits, compotier, vase …  suggèrent une osmose parfaite. Corps et table se rejoignent pour supporter les radiations lumineuses.

L’orange rosé des fruits s’interpose dans un dialogue pictural sensuel : les fleurs jaunes intenses résonnent avec les reflets du soleil sur le cou et la gorge féminine. Le pied de la coupe de fruits bleu-vert a même disparu pour aller modeler le sein droit du modèle.

Nu de dos au drapé vert

Ce petit nu d’une femme brune allongée de dos face à un miroir ou une page blanche respire la sensualité et le classicisme, même si le traitement du reflet des couleurs froides du drapé sur le corps relève d’un modernisme assumé.

En quelques coups de pinceau, l’artiste saisit la dynamique des galbes du corps féminin renforcée par un environnement  beaucoup plus rectiligne.

Mystère du reflet, de la nudité affirmée et cachée, cette œuvre dégage une belle sensualité  qui nous transporte  dans le rêve de cette femme allongée.

Modèle au peignoir blanc

Ce joli déshabillé d’une femme blonde en train de se coiffer frappe au premier abord par une opposition de couleurs entre le blanc du peignoir, juste entrouvert sur sa poitrine, et les couleurs chaudes du divan où elle est assise.

L’intérieur raffiné et sensuel de l’atelier du peintre – le soleil brodé sur un coussin noir du divan, la délicate arcane du dossier de la chaise noire (si souvent peinte), les tissus imprimés orientaux – s’opposent ainsi au drapé blanc du vêtement, pudique et lumineux, qui ne laisse deviner que le galbe du torse et des jambes du modèle.

Mais l’orthogonalité du lieu, les structures rectangulaires des cadres dorés, la chaise posée en symétrique du modèle, tissent un réseau où le modèle, les bras levés en losange, se résout à laisser figer sa beauté par l’oeil du peintre.

Puissance de la création picturale de l’artiste qui transforme la beauté d’un instant éphémère enfermée dans le cocon de la réalité en une image éternellement figée qui va se déployer dans nos rêves.

Nu aux bas noirs

Ce petit nu d’une femme brune tout en retenu est traité sur la base d’une confrontation entre blancs et noirs dans une atmosphère bleu-vert : blancs de la peau du corps dénudé, du vase et du ciel ; noirs des cheveux, de l’étoffe, des bas et des souliers ;

La tête baissée, les cheveux relevés, les yeux fermés et la rougeur du visage composent un modèle pudique dont le haut du corps dénudé est centré dans un ovale.

Les jambes croisées du modèle, ses mains et l’étoffe constituent un autre ovale. L’étoffe noire et les mains blanches sont à l’intersection.

L’œil circule en 8 ainsi que sur la poitrine dénudée, les feuilles elles-mêmes se mettent à l’unisson des mains.

Seules les tâches colorées du petit bouquet permettent au spectateur d’échapper à ce nu féminin hypnotique.

Petit nu à la tenture

La taille très réduite de ce petit nu féminin n’a visiblement pas constitué un handicap pour l’artiste, qui a rendu superbement la belle luminosité d’un corps nu aux cheveux blonds. A moitié assise, de trois-quarts face, la femme pose son front sur son avant-bras gauche placé sur le dossier. Son corps est positionné entre une tenture aux couleurs froides, à droite, et un vêtement (ou une autre tenture) aux couleurs chaudes, le tout, sur un fond violacé cramoisi.

Le modèle nu cache son visage, que l’artiste nous laisse deviner rouge de pudeur, et son bras relevé laisse voir une jeune poitrine dénudée.

Par des touches allant du jaune ocre au jaune clair, l’artiste modèle de son pinceau les volumes du corps et le soumet à une lumière de face, avec quelques traits sombres de pinceau pour souligner la forme du corps.

La toile est construite en verticale (corps, rayures, plis des étoffes, cuisse gauche). Quelques obliques se dégagent : celle de la cuisse droite, celle de la coiffure blonde et celle de l’avant-bras gauche du modèle. La construction du tableau est basée sur un corps séparant les couleurs froides à droite, des couleurs chaudes à gauche. Malgré tout, on les retrouve directement juxtaposées sur le bas de la toile (bleu franc et rouge vif sous la cuisse droite du modèle).

Peinte dans une dynamique de gestes retenus, ce très beau nu dégage une grande pudeur malgré une entière nudité.

Petit nu à la mandoline

Sur un divan d’un rouge chatoyant, dans l’atelier du peintre reconnaissable par quelques toiles retournées en partie supérieure droite, un modèle féminin se tient allongé, la poitrine et les jambes nues, le regard baissé sur une mandoline tenue dans ses deux mains.

Les cheveux courts et noirs tenus par un nœud en arrière dégagent un  visage aux lèvres rouges qu’on devine souriant. Un guéridon supportant un vase bleu avec une esquisse végétale aux feuilles jaunes habite verticalement la partie gauche de la toile.

Outre l’opposition de couleurs entre la couleur claire du modèle et de son pagne blanc sur le rouge du divan,  l’environnement rectiligne environnant le modèle s’oppose à la mandorle du divan sur laquelle se détache le corps aux seins nus du modèle.

Le modèle au petit chien

Une femme nue est assise accoudée sur une table portant un bouquet de feuillages. Cette femme alanguie, les jambes croisées sous un tissu transparent, joue avec un petit chien qui la regarde et fait le beau devant elle.

Ce superbe tableau réunit des thèmes chers au peintre : la table ovale aux couleurs chaudes, la fenêtre ensoleillée, la femme nue, le bouquet de fleurs et de feuillages, l’atmosphère à la fois apaisée et sensuelle.

Hymne à la vie et à la lumière, le tableau irradie de chaleur tout en restant parfaitement équilibrée dans sa composition et son thème.

Cette toile fût présentée en hommage posthume à l’artiste par l’Ecole de Moret à la Biennale de Fontainebleau du 18 juin au 3 juillet 1994.

Le modèle

Cette aquarelle montre une femme nue assise dans l’atelier du peintre occupée à mettre – ou à enlever – un bas noir sur sa jambe droite.

Au-delà de la sensualité de la scène et du geste, l’artiste met en valeur les courbes arrondies du corps féminin aux couleurs nacrées jaune pâle par un environnement aux contours beaucoup plus rectilignes et aux tonalités bleues et rouges plus soutenues.

Par sa couleur et sa position, cette jambe gainée de noir détourne pudiquement notre regard du corps nue de cette femme qui irradie l’aquarelle : c’est le pouvoir d’illusion du vêtement qui à la fois cache et met en valeur.